La place de l’homme pendant l’accouchement

Je constate que la place de l’homme pendant l’accouchement n’est pour le moment ni confortable ni simple.

L’ homme a toujours été fasciné par l’enfantement, cette fascination est d’ailleurs à l’origine de certaines vocations obstétricales. Autrefois le père n’assistait pas à la naissance. Cependant dans certaines sociétés primitives, la couvade rituelle était une façon symbolique pour l’homme d’affirmer son droit sur l’enfant.

Le père se couchait et mimait l’accouchement en poussant des cris de douleur ; tandis qu’on s’occupait de lui et qu’on lui apportait des présents, la mère suscitait moins d’attention… Dans le monde occidental moderne, nous sommes loin de ce rituel. Pourtant nombreux sont les hommes qui réagissent dans leur corps pendant la grossesse, par une appendicite, par une angine, par une douleur du dos ; certains prennent du ventre, façon de marquer symboliquement dans leur physique ce changement d’état qui fera d’eux un père.

Il est de plus en plus fréquent de voir le père demander à participer aux premiers contacts avec le bébé.

Mais a-t-on prévu sa place dans les maternités ? Des salles de naissance aux chambres, aucun lieu n’est aménagé pour lui. Doit-il être engoncé dans un peignoir de papier dont l’effet sur l’asepsie est des plus discutables, empêtré dans des surchaussures, embarrassé de ses affaires qu’il ne peut poser nulle part, coincé contre un mur, sans même un siège où s’asseoir? Le mobilier, la conception de la salle de naissance sont à revoir.

Le père n’est ni un intrus ni un visiteur à peine toléré.

Il doit pouvoir entrer en salle de naissance, en partir, y revenir avec beaucoup de souplesse. L’homme doit faire sien cet espace afin d’être libre de ses mouvements, se mouvoir autour de la table d’accouchement, aller près des épaules et de la tête de sa compagne, masser son dos, l’aider à bouger, à se retourner, à se déplacer, lui détendre les jambes en cas de crampes, lui tenir la main, effectuer de légers massages sur le ventre pendant la contraction, obtenir le silence, vaporiser le visage avec un brumisateur d’eau…

Tout cela apporte une complicité et un réconfort irremplaçables.

L’homme qui a suivi les cours de préparation avec sa femme l’aide à respecter les temps de l’effort et de la relaxation entre les contractions. Il peut guider sa respiration ; pendant l’expulsion, il peut soutenir sa nuque afin de renforcer l’efficacité de la poussée. Il ressemble alors à un manager qui assiste un sportif à l’entraînement, la tendresse en plus !

Quel est le plus important, du support physique ou du support moral ? L’important est d’aider de toutes les manières, c’est-à-dire soutenir sa compagne, l’accompagner, la caresser, lui parler, la cajoler, l’éventer, la rafraîchir, la masser, respirer avec elle, suggérer, écouter… Etre aux petits soins n’est pas de tout repos. La participation du père peut se concrétiser par la section du cordon ou par le bain qu’il va donner au bébé.

Ce plaisir du toucher, cette sensation lorsque l’on tient d’une main sous la nuque le bébé qui se détend dans l’eau tiède, pourquoi s’en priver si cela correspond à son désir? Mais bien sûr pourquoi s’y obliger si on a le sentiment que cela correspond à un dogme ou à une mode ?

On ne peut imposer à l’homme d’être présent pendant l’ accouchement.

Certaines femmes ne le souhaitent pas, par peur de ne plus séduire, de montrer des choses jugées trop animales. Il est normal que les hommes redoutent la vision du sang, du sexe dilaté de leur femme ou de l’éventuelle épisiotomie. Certains m’ont confié combien ces scènes les avaient inhibés ultérieurement dans leurs ébats amoureux. Avec l’expérience on peut donc conseiller à la majorité des pères de rester avec leur compagne, du côté de ses épaules, de son visage (cela est déjà une aide considérable).

L’important est que les maternités fassent une place confortable au père

…qu’il utilisera selon son désir et selon le désir de sa femme. Il est souhaitable évidemment que le désir soit le même. Durant la période des suites de couches, les portes doivent être grandes ouvertes au père ; certains se sentiront concernés par les soins de puériculture auxquels ils veulent contribuer à la maison.

Le temps de la grossesse peut être aussi pour l’homme l’occasion de réfléchir à son rôle futur.

La grossesse est le meilleur moment pour réussir une démarche d’arrêt tabagique et aurait l’avantage de transcender l’obstacle que peut représenter le statut socio-économique.

14 juin 2016
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